Un Animal Dans La Lune Explication Essay

Commentaire composé sur la fable de Jean de La Fontaine qui clôt le livre VII, destinée à Mme De Montespan, "Un animal dans la lune". Sur quoi cette fable est-elle fondée ? Quelle est la moralité cachée de cette fable ? Un document idéal pour les révisions.

Une fable fondée sur la philosophieLa philosophie très présenteLe registre lyriqueUne morale cachée La forme de la moraleFaire confiance à la raisonChercher la vérité sous l'apparence

[...] Conclusion En conclusion, dans Un animal dans la lune, La Fontaine traite une fable fondée sur la philosophie, notamment en faisant allusion aux philosophes mais aussi en abordant un thème lyrique comme la paix. De plus, dans cette fable, l'auteur aborde aussi des thèmes comme la raison, les sens ou encore les apparences. D'ailleurs la morale de cette fable est de faire confiance à la raison et de chercher la vérité sous l'apparence. Les Hommes ont tendance à voir ce qu'ils veulent voir, comme dans la fable Les devineresses où les hommes s'enferment dans leurs illusions et refusent de voir la vérité. [...]


[...] Un animal dans la lune Introduction Un animal dans la lune termine le livre Septième. La Fontaine se base sur une histoire véridique rapportée par Samuel Bulter (1612-1680), l'auteur d' Hudibras Dans son poème satirique L'éléphant dans la lune il raconte une erreur commise pas la Royal Society de Londres qui avait cru voir un animal dans la lune. Le point de départ de la fable semble être un poème satirique l'éléphant dans la lune, de l'écrivain Samuel Butler, dans lequel la Société royale de Londres était ridiculisée. [...]


[...] En effet, cela paraissait incroyable qu'il y ait des animaux dans la lune ! Et après avoir vérifié, on trouve la solution rationnelle. La perception des choses est également différente par rapport à l'endroit d'où on l'aperçoit, c'est là ou les apparences sont trompeuses. V on voit bien que le soleil n'a pas la même taille si on le regarde d'en bas ou bien vu du ciel, soit gigantesque soit minuscule, et qu'il n'est pas immobile mais qu'il chemine v 15.16 Il n'y a pas également la même forme, rond plat tout dépens de la vision des choses. [...]


[...] Cette fin signifie que La Fontaine associe la paix à son texte sur la philosophie. Grâce à cette fable, La Fontaine délivre un message d'espoir en espérant qu'un jour tous les peuples seront en paix II Une morale cachée La forme de la morale Dans un animal dans la lune, la morale a des allures de conversation poussée plus loin encore quand La Fontaine s'éloigne de la structure officielle dans cette fable, La Fontaine place la morale au début de sa fable, alors que dans la majorité de ces fables, elle est placée à la fin. [...]


[...] Cette fable fait allusion au poème satirique de Samuel Butler L'éléphant dans la lune Ensuite, nous remarquons qu'il y a constamment une opposition entre ce que la nature nous fait voir et ce que le cerveau de l'homme, sa conscience lui montre. La Fontaine fait référence à deux philosophes, et constate que leurs idées à propos des sens et de la raison ne sont pas inexactes, et il dit que la philosophie dit vrai, quand elle dit que les sens tromperont. Le registre lyrique Un animal dans la lune est une fable de registre lyrique. Le lyrisme n'est pas rare dans Les Fables, cependant les développements lyriques étendus y sont sans doute peu nombreux. [...]

icon-angle-double-rightL’Abbé Guilon

Commentaires et analyses sur « Un animal dans la Lune » de MNS Guillon – 1803.

Un Animal dans la lune…
Ce récit n’est point fabuleux. Le poète a soin de l’observer lui-même dans ce vers, Naguère l’Angleterre , etc.)
(1) Pendant qu’un philosophe assure, etc. Ce philosophe est Démocrite. C’est lui qui a fourni aux Pythagoriciens tout ce qu’ils ont imaginé contre le témoignage des sens, a dit Bayle, dans son Dict. critique. De l’école de Pythagore , cette prévention se transmit à celle du Portique, dont un des oracles disait encore : « Les sens ! ils t’éclairent mal ) ils sont sujets à l’erreur ». (Pens. de Marc-Aurele, ch. 33.)
(2) Un autre philosophe jure. Épicure, dit M. de Fénelon , croit que nos sens n’appercoivent que des objets actuellement présents, et que par conséquent ils ne peuvent jamais se tromper, quant à l’existence de l’objet. C’est pourquoi, dit-il, c’est être
fou , que de n’exiger pas en ce cas-là le rapport des sens pour avoir recours à des raisons. ( Vies des anc. philosophes, p. 463. éd. de Paris, 1740)
« On peut dire de nos sens ce que l’on dit de la raison; car de même qu’elle ne peut nous tromper, lorsqu’elle est bien dirigée, c’est-à-dire, qu’elle suit la lumière naturelle que Dieu lui a donnée, qu’elle ne marche qu’à la lueur de l’évidence , et qu’elle s’arrête là où les idées viennent à lui manquer ; ainsi les sens ne peuvent nous tromper, lorsqu’ils agissent de concert, qu’ils se prêtent des secours mutuels , et qu’ils s’aident surtout de l’expérience. C’est elle surtout qui nous prémunit contre bien des erreurs que les sens seuls occasionneraient. Ce n’est que par un long usage que nous apprenons à juger des distances par la vue, et cela en examinant par le tact les corps que nous voyons, et en observant les corps placés à différentes distances, et de différentes manières, pendant que nous savons que ces corps n’éprouvent aucun changement. » ( Encyclop. art. Sens. )
(3) La nature ordonna, etc. On a vu rarement étaler ces principes en prose aussi fortement que La Fontaine les approfondit en vers.

Pendant qu’un Philosophe assure,
Que toujours par leurs sens les hommes sont dupés,
Un autre Philosophe jure,
Qu’ils ne nous ont jamais trompés.
…………………………………..
Mais si je le voyais là-haut dans son séjour,
Que serait-ce à mes yeux que l’œil de la nature ?
Sa distance me fait juger de sa grandeur ;
Sur l’angle et les côtés ma main la détermine ;
L’ignorant le croit plat, j’épaissis sa rondeur ;
Je le rends immobile, et la terre chemine.
Bref je démens mes yeux en toute sa machine.
Ce sens ne me nuit point par son illusion.
Mon âme en toute occasion
Développe le vrai caché sous l’apparence.
Je ne suis point d’intelligence
Avecque mes regards peut-être un peu trop prompts,
Ni mon oreille lente à m’apporter les sons.
………………………………….
On en rit. Peuple heureux, quand pourront les François
Se donner, comme vous, entiers à ces emplois ?
Mars nous fait recueillir d’amples moissons de gloire :
C’est à nos ennemis de craindre les combats,
A nous de les chercher, certains que la victoire,
Amante de Louis, suivra partout ses pas.
Ses lauriers nous rendront célèbres dans l’histoire.
Même les filles de Mémoire
Ne nous ont point quittés : nous goûtons des plaisirs :
La paix fait nos souhaits et non point nos soupirs.
Charles en sait jouir : Il saurait dans la guerre
Signaler sa valeur, et mener l’Angleterre
………………………………..

(4) L’œil de la nature, La Fontaine emprunta cette expression d’un poème qui n’est plus connu que par ses extravagances, la Magdeleine du père S. Louis. Elle se lit à la seconde page. Cet écrivain la tenait lui-même du poète latin G. Pisides ( dans la Création du monde ) , où il dit : « Le soleil est la commune lumière du monde, l’œil dont le regard embrasse tout ce qui existe. ( Voyez Ricard, Sphère , poème , p. 450. )
(5) Avecque mes regards. Avecque se trouve fréquemment de trois syllables dans nos anciens poètes. Malherbe :
Et n’ai pas entrepris de soulager ta peine ,
Avecque des mépris.
( Ode a du Perrier. )
Corneille :
Qu’on est digne d’envie ,
Quand avecque la force on perd aussi la vie. (Le Cid, act. II, sç. 7)
Ils l’avoient pris de leurs devanciers. Charles d’Orléans : Pour passe-temps avecque fans dangiers, etc. etc.
(6) Se donner comme vous entiers à ces emplois. Corneille avoit mis dans les premières éditions de Cinna :
Et sont-ils morts entiers avecque leurs desseins ?
Il substitua par la suite : sont-ils morts tout entiers. Cette expression est restée. La première n’est plus en usage , quoiqu’elle traduise plus littéralement l’omnis des latins, comme dans le vers d’Horace: non omnis moriar.
(7) Même les Filles de mémoire
Ne nous ont point quittés. Encore en 1709 , M. de la Monnoye célébrait par un beau poème la protection toujours égale que le roi Louis XIV ne cessoit d’accorder aux lettres et aux arts, au milieu même du tumulte des armes. ( V. ses Œuvres, T. I, in-4°. p. 65. )
(8) Charles en sait jouir. Charles II, roi d’Angleterre, dont on peut voir le portrait par le célèbre duc de Buckingham, dans la premier Vol. des (Œuvres de S. Evremond, p. 193. (Un Animal dans la lune)

Analyse des fablesanimalGuillonlune2015-01-11

Rue des Fables

0 Replies to “Un Animal Dans La Lune Explication Essay”

Lascia un Commento

L'indirizzo email non verrà pubblicato. I campi obbligatori sono contrassegnati *